Les Ultimes Guerriers

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 noodles

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djaal

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MessageSujet: noodles   Ven 24 Juil 2009 - 9:24

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TEMÜR

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MessageSujet: Re: noodles   Ven 24 Juil 2009 - 11:12

Y as tu joué? Qu'en penses tu?
S'il y a un adulte, tous les participants doivent-ils savoir lire? Wink
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djaal

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MessageSujet: Re: noodles   Ven 24 Juil 2009 - 13:07

non je n'y ai pas joué par contre j'ai un compte rendu que voici

CR d’un début de partie de Noodles avec quatre enfants (12 à 6 ans).

Noodles est un jeu hybride entre un livre dont vous êtes le héros, un jeu de plateau et un vrai jeu de rôle. Les règles sont simples sans être simpliste. Le matériel de jeu est de toute beauté et permet une immersion rapide. L’univers est tiré de la BD éponyme (deux exemplaires parus à ce jour il me semble et qui me servent à illustrer l’histoire). C’est un jeu idéal pour initier de jeunes joueurs selon moi.

Ce n’est pas la première fois que nous y jouons, ma fille, mon fils et moi. Il y a deux ans, cela leur avait bien plus mais trop jeune j’avais reporté à plus tard une seconde tentative. Les cousines étant en vacances cette semaine, mon fils s’en est soudain souvenu et m’a tanné pour que nous y rejouions.

Les joueurs et leur perso

Mayoke, un jeune dragon, joué par la grande cousine de 12 ans.

Peko, un jeune porcelet raleur, correctement interprété par la petite cousine de 8ans.

Kikitte, jeune fille héroine de la BD, très bien jouée par ma fille de 9 ans.

Isha, un ours panda sensé être le sage du groupe, fougueusement interprété par mon fiston de 6 ans.

J’ai choisi le niveau de difficultés débutant afin de leur offrir suffisamment d’or au début pour qu’ils puissent s’acheter une arme. Ils reçoivent également une pierre de destinée qui leur permet de revivre une fois ! De leur coté, les adversaires seront plus faibles. Tout ceci ne sera pas inutile comme on pourra s’en rendre compte !

L’aventure commence à Shigai, ville où nos héros ont eu la chance de suivre les cours d’arts martiaux de maitre Sentetsu (maitre machin car ils ne parviendront jamais à prononcer son nom). Le tirage au sort ayant désigné ma fille comme chef de groupe pour ce tour (la première de l’ordre de marche/ concept bien connu des rolistes mais qui prend plus d’ampleur içi puisque le premier prend les décisions pour le groupe) et celle-ci s’étant rendu compte que son perso était très doué pour se battre au bâton, nos amis prennent immédiatement la direction du marchand d’armes le plus proche. Ca tombe bien c’est prévu dans le livret d’aventure. Mataku accueille poliment les jeunes élèves de son vieil ami mais est très vite échaudé par le ton des plus jeunes. Il décide donc d’exiger un mot de Sentetsu prouvant qu’ils ont le droit de porter des armes. Retour au dojo !

Le maitre, en méditation avancée, est dérangé subitement par la troupe bruyante faisant irruption dans ses appartements. Kikitte, excitée comme jamais, se lance alors dans une longue et pénible formulation de la requête. Le vieil homme irrité, tance le groupe pour leur conduite mais finit par donner son autorisation. Il le fait d’autant plus volontiers qu’il a profité de l’occasion pour leur demander de partir à la recherche des quatre oracles élémentaires (les quatres quoi ?). Aidé d’une vieille carte (le plateau de jeu) et quelques indications vagues, nos héros doivent parcourir le monde et trouver les objets magiques avant qu’ils ne tombent entre de mauvaises mains. Le dernier conseil du vieux maitre est de rester uni et de s’entraider ! Je suis assez heureux de cette trouvaille du moment. Elle va ressortir à maintes reprises pour exiger que chacun se conforme aux décisions du groupe.

Retour chez l’armurier ! Les deux grandes se comportent de manière adéquate, tentant de marchander les armes en expliquant l’extrême dangerosité de leur mission. Ce faisant, elles en expliquent tous les tenants et aboutissants à un inconnu et se font traiter d’écervelées par ce dernier qui leur ordonne de se taire et de garder pour elles ces informations capitales. Les deux jeunes rentrent alors en scène et prétendent se servir sans payer. Le marchand faisant de la résistance, ils menacent de le violenter mais sont arrêtés dans leur élan par les grandes qui les sermonnent. Sortie de table des petits qui prétendent ne plus vouloir d’armes mais reviennent rapidement pour mettre leur menace à exécution. Le rusé marchand leur propose alors un combat loyal dans l’arrière cour. S’ils le perdent, ils donnent leur argent sans contrepartie. S’ils le gagnent ils reçoivent en échange l’arme de leur choix. S’ils refusent le combat ils n’auront pas d’armes. (Où comment donner une bonne leçon à deux vilains garnements persuadés que la force règle toute chose.)


Le défi relevé, Mataku se saisit de son sabre de maitre et fait appel à son plus puissant employé muni d’une non moins impressionnante chaine de maitre. Mataku est un bretteur expérimenté mais âgé donc faible. Le costaud est résistant et il frappe fort mais est incapable de se défendre efficacement. (Où comment créer de toute pièce deux PNJ puissants pour corriger les jeunes présomptueux désarmés). Le combat tourne court. Peko croyait s’en tirer avec le vieux mais a déchanté après les premières blessures. La jeune cousine parvient malgré tout à réaliser un coup critique et obtient joyeuse de pouvoir échanger d’adversaire. A peine se trouve-t-elle face à la brute qu’elle reçoit un coup de chaine qui l’envoie valdinguer (et accessoirement l’oblige à utiliser sa pierre de destinée). Mon fiston perplexe devant l’évolution rapide de la situation me demande alors : « Je me retrouve face à deux adversaires alors ?» Et suite à ma réponse affirmative il décide très sagement de se rendre.

Après cette intermède (qui m’a donné un goût de déjà vu) la petite troupe (moins armée, moins riche et en moins bonne santé que prévu) se met en route vers la ville de Gosuto . En chemin, elle croise des bandits qui leur réclament leur or. Il leur est répondu qu’ils n’en ont plus (pas vraiment exact puisque les deux grandes ont obtenu une réduction et ont donc sauvegardé une pièce d’or chacune). Et l’attaquant devient l’attaqué quand il leur est demandé de donner leur or en retours. Les malandrins refusent, se prennent une correction et se font dépouiller à la satisfaction générale.

Gosuto est une ville remarquable pour ces nouilles aux crabes, ses parties de jeux de dés, la quête de Konpaku et ses voleurs. Ces derniers dépouillent le jeune dragon qui ne s’en aperçoit qu’au moment de payer son repas de nouilles. Stupéfaction générale, mouvement d’humeur contre cette injustice et menace de représailles immédiates contre cette engeance ….. invisible et introuvable. (J’ai bien cru devoir improviser un scénario de toute pièce). Finalement le soir tombant, c’est en maugréant qu’ils se dirigent vers l’auberge la plus proche. Quelques fructueuses parties de dés plus tard, les voila se préparant à dormir dans la salle commune (les chambres sont trop chères). Oui mais les voleurs risquent de revenir. Comment allons nous nous protéger ? Et voila comment nait en direct devant mes yeux ébahis l’ébauche d’un tour de garde. Sauf que les petits se proposent de veiller ensemble toutes la nuit, simultanément et non tour à tour. Je leur enlève donc un point de vie pour simuler leur fatigue et j’en donne un aux deux chanceuses qui se réveillent fraiches et dispos. (J’ai cru que la partie allait s’arréter là !)

Après un bref déjeuner offert par l’aubergiste, l’ours devenu leader décide d’emmener son petit monde vers l’arène du mont Tengai où a lieu la quête. Ca le démangeait depuis qu’il en avait entendu parler chez le marchand de nouilles. Comme d’habitude, ils n’ont pas pu s’empêcher de raconter ce qu’ils étaient en train de faire et le marchand de leur rétorquer que s’ils étaient en route pour le bout du monde à la recherche d’aussi prodigieux trésors, ils étaient certainement aptes à relever le défi ! Quel défi ? Et voila c’était amorcé! Cool

Nos quatre héros dont deux sans armes aboutissent après une longue ascension sur le flanc du mont Tengai dans une arêne de pierre déserte et parsemée de rochers épars. A leur arrivée, les blocs se mettent en branle et devant leur yeux stupéfaits se tranforment en un démon de la terre, insensible à tout ce qui n’est pas une arme bien entendu. Les deux inutiles se retranchent bien vite près du gong que l’on peut mettre en branle pour signifier la reddition et l’échec de la quête. Je dois avouer à leur décharge que le combat fût acharné et son issue incertaine. Le dragon fut efficace mais encourait de ce fait toute la vindicte du démon. Bref sonné et pris de peur, il fuit le combat laissant une arme inutilisée qui aurait pu permettre à un des observateurs de monter à l’assaut. Ils n’y pensèrent pas. Kikitte restée seule brisa son bâton . La situation devenait critique mais pas désespérée, l’adversaire démoniaque n’ayant plus qu’un point de vie et notre héroine ayant utilisé sa pierre de la destinée pour revenir plus forte. L’ours ne le comprit pas ainsi et fit retentir le gong de la défaite ainsi que les cris de colère de sa sœur ! La descente fut morose et l’humeur autour de la table n’était pas très bonne. Je décidais sagement de faire une pause.

La reprise voyait enfin le petit porcelet prendre le pouvoir. Elle attendait cela depuis le début. Malheureusement la situation après l’échec de la quête était critique et elle n’eut pas trop voix au chapitre. Le dragon était blessé, Kikitte sans arme. Les pierres de la destinée n’étaient plus que des souvenirs sauf étrangement pour l’ours belliqueux. Retourner en ville c’était risquer de se faire voler. Et l’or était tout ce qui leur restait. Ne pas se reposer et repartir à l’aventure c’était s’exposer à une mauvaise rencontre peut-être fatale pour Mayoke. Il fut donc décidé de contourner la ville et de se reposer non loin de là dans la campagne en dehors du chemin. Je tirais néanmoins la rencontre aléatoire et tombait sur des petits démons des cavernes. Laughing

La nuit tomba alors et avec elle vint le vent et les gros nuages noirs. La troupe n’eut d’autre solution que de s’abriter dans les cavernes que je leur indiquais. Ils étaient extrêmement méfiants vu qu’ils m’avaient vu tirer la rencontre. Ils refusaient de fouiller les grottes et se tenaient à l’entrée. Mais l’obscurité de cette nuit sans lune leur fit plus peur encore. Ils essayèrent de faire du feu et y parvinrent lorsque je rappelais à la grande cousine qu’elle jouait un dragon auquel j’attribuais un petit souffle de rien du tout mais suffisant pour embraser le bois mort de la caverne. Armés de torches, ils se sentirent mieux armés pour s’aventurer plus avant dans la caverne. Je refis donc l’ordre de marche en donnant la préséance au dragon puisqu’il était le seul à vouloir se porter volontaire pour ouvrir, le cochon préférant la dernière. Lorsqu’elle se rendit compte qu’elle avait perdu le leadership, j’ai cru que j’allais la perdre mais elle resta finalement boudeuse et suiveuse. Rolling Eyes

Les démons leur tombèrent du plafond. Ils étaient nombreux mais faibles. Le premier surgit sur les épeaules du cochon au moment même où son interprête se plaignait d’entendre du bruit près de son oreille (une mouche en fait mais j’utilisais cet incident en élevant la voix et en décrivant l’horrible bête qui venait d’apparaître sur son dos. La réalité et la fiction fusionnèrent un bref instant provoquant la stupeur.)

Le combat fut bref et les deux derniers adversaires fuirent sans demander leur reste. La situation n’en était pas moins délicate. Ils pouvaient revenir et les dépouiller durant leur sommeil. Les vaincus gisant par terre pouvaient se réveiller et reprendre l’offensive. Un jet de pouvoir plus tard (improvisation totale sur le fonctionnement des règles) kikitte se souvint que les démons portaient une pierre leur permettant de se maintenir sur Terre. Cette pierre valait de l’argent. Il ne fallait pas en dire plus pour qu’une fouille systématique s’organisa. Malheureusement Isha n’avait vaincu qu’un seul démon et ne reçut en retour qu’une pierre pour deux pour ses cousines et sœur. Se rendant compte de la situation, il lâcha sa pierre et annonça que puisqu’il en était ainsi il préférait ne rien prendre du tout ! Le dragon, plus prompt, hurla qu’il la prenait, laissant bouche bée les trois autres. A nouveau, les yeux noirs réapparaissaient à ma table.

Le feu les attendait à l’entrée de la caverne déjà plus sécure. Pas encore suffisamment à leurs yeux. Il en restait deux, prêt à les dépouiller et ils étaient riches comme jamais, enfin certains plus que d’autres. Brefs qui allaient monter la garde ? Chacun la fera à tour de rôle mais Peko se propose immédiatement pour le premier et voit avec grande satisfaction son pion reprendre le contrôle de la situation sur le tableau de l’ordre de marche ! La nuit se passe sans accroc.

Le lendemain nos « amis » traversent les marais de Shoutaku. Ils y entendent le chant d’une femme sans l’apercevoir. Le cochon méfiant refuse d’aller y voir de plus prêt et donne l’ordre de fuir. La justesse de son action est confirmée par son cousin qui sans que je m’en aperçoive a jeté un coup d’oeuil vers le bouquin et y a aperçu un dessin de brigands illustrant la page que j’étais en train de lire. Bref l’astuce était éventée. Ils se prennent une volée de flêches sans gravité et quittent ce piège. Le livre prévoit qu’ils tombent sur un coffre à trésor à moitié enfoui dans la vase pour renflouer leur caisse mais je me dis qu’une tricherie doit être punie. Ils ne sauront donc pas qu’ils eussent pu être plus riches.

Nous étions sur le point de pénétrer l’hostile désert de Sabaku quand un coup de fil vint interrompre la partie. Le frère et la sœur en profitèrent pour régler un vieux différent. Je séparais les belligérants et décidais de les envoyer faire une sieste pour calmer les énervés. La partie reprendra peut-être vendredi !

Elle leur a plu mais les a aussi beaucoup excités, surtout durant une journée orageuse comme aujourd'hui. J'ai été surpris souvent par leurs réactions, bonnes ou mauvaises. Ils se prennent très vite au jeu et la frontière entre réalités et fictions est très vitre franchie surtout chez les petits. Bon ca fait un peu mal lorsque pour illustrer le coup de poing que mon fils inflige à un brigand, je le rreçois réellement dans le bras! Ce sont les risques du métier!

To be continued !

oui il faut mieux que tous saches lire et au moins compter

perso je dirais minimum 6an si l'enfant est dégourdi
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TEMÜR

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MessageSujet: Re: noodles   Ven 24 Juil 2009 - 13:44

Ca a l'air excellent suite a ce compte rendu!

Mon fils a 6 ans demain et sait tres bien compté.........mais je pense qu'il faut au moins 3 joueurs!! Neutral

L'adulte fait le maitre de jeu, c'est bien.......j'approfondi la question!!
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MessageSujet: Re: noodles   

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noodles
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