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 Romans historiques

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R2

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MessageSujet: Romans historiques   Dim 11 Nov 2007 - 10:03

J'ouvre ici une rubrique sur les romans qui peuvent compléter notre relation au jeu d'Histoire.

J'ai choisi les romans, car ils sont moins évidents à dénicher que l'abondante documentation disponible au rayon Sciences Humaines de nos librairies.
Et ils ont cet aspect léger que n'ont pas les précédents qui ne sont que de l'information brute, qui, pour captivante quelle soit, ne nous trouve toujours pas dans les meilleures dispositions pour les intégrer, surtout après une longue journée de travail. Wink

Je ne parle bien sûr ici que des romans que j'ai moi-même lu. inutile que je fasse le catalogue des romans existant sur tel ou tel sujet, ni que je reprenne les critiques faites par d'autres. Ce n'est pas le but. Pour cela, quelques clics sur le Net suffisent.
Je m'attache à ceux qui ont un fond guerrier, pas à ceux qui ont place dans un contexte historique, comme l'exceptionnel Quo Vadis de Sienckiewicz par exemple, mais ne s'attardent que peu ou prou sur le volet militaire de la période.

Il ne s'agit pas de fiche de lecture, ni de critique au sens strict. Juste une piste de lecture, et mon impression sur le roman.

J'ouvre donc le bal avec Le Loup Mongol, d'Homéric, aux éditions du Livre de Poche


C’est un roman biographique narrant la vie de Gengis Khan. Intéressant pour mieux connaître le personnage et son parcours, c’est surtout l’acuité du regard sur une civilisation vue de l’intérieur qui est éblouissant.
Je ne dis pas que les Mongols deviennent attachants, au contraire même, vu la brutalité de leurs mœurs vécue comme une normalité ; mais l’impression de pénétrer leur intimité quotidienne, leur vision du monde, des autres, d’eux-mêmes, leurs codes nous permet d’accéder à un haut niveau de compréhension de ce que furent les Mongols.
Beaucoup de combats vu à la hauteur du statut de Gengis Khan (paria, protégé d’un clan, chef de clan, unificateurs des Mongols…). De petits engagements tribaux, des mises à mort individuelles dans sa jeunesse, puis des combats plus tactiques, voir grand tactique avec des milliers de combattants opérants des manœuvres élaborées, enfin, la conquête (et le ravage) d’empires au soir de sa vie.

La bibliographie en fin d’ouvrage en dit long sur le sérieux de la documentation sur laquelle s’est appuyé l’auteur.
Ce roman s’est vu décerné le prix Fémina en 1998

A noter sur le même sujet : Inoue Yasushi : "Le Loup bleu (Le Roman de Gengis-Khan)"


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R2

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MessageSujet: Re: Romans historiques   Dim 11 Nov 2007 - 10:48

Steven Pressfield : Les murailles de feu. Editions Archi Poche



Un titre un peu ronflant, une jaquette assez quelconque, un bandeau publicitaire racoleur qui profite de la vague du film 300 (oubliant au passage que le film est tiré de la BD de Miller…) et, cerise sur le gâteau, la date de 48 avant JC pour un événement qui s’est déroulé en 480 avant JC. Bref, ça ne commence pas sous les meilleurs auspices !
Et pourtant…
Il s’agit d’un roman sur la bataille des Thermopyles, écrit en 1998. Donc exempt d’une quelconque démarche opportuniste lié au succès d’un film, comme la publicité malvenue aurait pu le faire croire.
Pour avoir étudié Sparte à la faculté, j’ai trouvé ce livre fort bien documenté. Je regrette néanmoins qu’il n’y ai pas de bibliographie en fin d’ouvrage, comme dans Le Loup mongol. Certes, il y a des omissions sur la vie politique à Sparte, il y a une vision tronquée qui donne à croire que cette triste cité n’est pas en marge du dynamisme culturel grec. Néanmoins, la narration est saisissante et la description de la chose guerrière est assez poussée. On perçoit bien le rôle des armes, l’articulation de la phalange, le rôle de chacun en son sein (y compris les serviteurs), la dure éducation spartiate, exempte de toute approche fantaisiste.
Le narrateur est un survivant de la bataille, capturé gravement blessé mais vivant (à son grand désespoir) et amené devant un général de Darius qui transcrit son histoire afin de mieux comprendre qui sont ces grecs si redoutables combattants pour les Perses.
L’histoire commence quelques années avant la bataille proprement dite. On y suit le parcours du narrateur, qui n’est qu’un esclave, et c’est ainsi que nous découvrons ce qu’est Sparte. Quelques batailles entre Grecs sont comptées et nous rappellent que la Grèce antique n’a pas grand rapport avec l’image un peu trop lisse que l’on en a habituellement. C’est rude, brutal. Et que dire des de la description des combats ! Le réalisme de la narration confine à l’horreur, avec le point d’orgue qu’est la bataille dans le défilé qui a donné son nom à la bataille.
Les murailles de feu à un très forte puissance d’évocation et les qualités de ce roman qui m’a littéralement emporté fut une excellente surprise.


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TEMÜR

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MessageSujet: Re: Romans historiques   Dim 11 Nov 2007 - 10:57

C'est une excellente idée R2!

Ce sont des livres que tu as acheté ou emprunté?

Par ce que si tu les as acheté, nous pouvons nous faire des prets ou des échanges (limité dans le temps).

J'avoue que je lis tres peu surtout pendant les vacances et surtout des romans héroique-fantaisy.

Mais un roman historique présenté comme tu le fais c'est alléchant lol!

un grand MERCI!
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Chewbacca
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MessageSujet: Re: Romans historiques   Jeu 11 Juin 2009 - 7:22

Très bonne initiative Wink
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MessageSujet: Re: Romans historiques   Lun 22 Juin 2009 - 8:03

Salammbô
Gustave Flaubert



Ce que l’on a appelé la première guerre punique vient de s’achever. Carthage doit payer tribut à Rome, et il faut à présent payer les mercenaires qui forment l’essentiel de l’armée.
Mais les caisses sont vides. Les mercenaires se retournent alors contre Carthage…
Le suffète Hannon est défait. Hamilcar Barca prend alors le commandement.

Cet épisode a bien eu lieu, et Flaubert a travaillé comme un forcené des années durant pour faire naître ce chef d’œuvre. La minutie de ses descriptions s’appuie sur les montagnes de notes qu’il à puisé aux sources historiques, à ses voyages en Tunisie, sur le site de Carthage et à toute la région environnante.
Il en ressort un texte envoûtant, aux accents de peintre pompier quelquefois, mais un flamboiement incroyable qui traverse le livre de bout en bout.
Sa richesse de style retranscrit de façon saisissante un monde barbare, ses fastes incroyables et ses cruautés qui ne le sont pas moins.
On appréciera ce talent pour décrire et faire comprendre le caractère changeant des hommes, des foules, de Carthage, cité ingrate s’il en est.

Replacé dans le contexte littéraire de l’époque, on s’étonne même du réalisme des batailles, des descriptions macabres. Mais, pour reprendre Flaubert à propos de Salammbô : « Soyons féroce. Versons de l’eau-de-vie sur ce siècle d’eau sucrée. Noyons le bourgeois dans un grog à vingt et un mille degrés et que la gueule lui en brûle, qu’il en rugisse de douleur »…

Je me rappelle l'avoir lu il y a vingt ans et avoir été émerveillé par ce texte. Et bien aujourd'hui encore, le plaisir est à son comble à chaque page tournée.


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MessageSujet: Re: Romans historiques   Sam 27 Juin 2009 - 21:04

Les Romains 1 : Spartacus La révolte des esclaves
Max GALLO



Max Gallo a été professeur d’histoire, éditorialiste à l’Express, député, ministre et élu à l’Académie française. Gage d’un certain sérieux. Pourtant, ayant publié plus d’une centaine d’ouvrages, je le voyais comme l’un de ces auteurs prolifiques qui peuvent adapter le canevas d’une histoire à n’importe quel contexte de façon un peu artificielle.
J’ai donc entamé la lecture de son Spartacus avec pas mal d’a priori, je l’avoue. Son style détaché ne rend pas la lecture captivante. Autant le « camera eye » de John Steinbeck ou d’Erskine Caldwell nous ouvrent les portes d’histoires qui nous prennent aux tripes, autant celui de Max Gallo laisse froid.
Pourtant, l’exactitude de l’histoire du célèbre esclave est irréprochable. J’ai (re)lu en parallèle l’ouvrage de Catherine Salles : « 73 av. J.-C., Spartacus et la révolte des esclaves ». Il semble bien que Gallo se soit tout simplement appuyé sur cet ouvrage pour écrire son livre. Il n’y a aucun point de divergence, tout concorde, jusqu’au sous-titre. Troublant…

Un regard exact (pour autant qu’on puisse parler d’exactitude en histoire) sur l’épopée de Spartacus n’est pas le seul apport de Max Gallo. Il donne aussi la vision des protagonistes. Des Romains tellement méprisants envers cette « fange » sociale, qu’ils ont essuyé de sévères défaites. Et des esclaves épris de liberté, certes, mais dont la vision romantique est ici mise à mal, puisque liberté signifie pour beaucoup ne plus avoir de maître, bien sûr, mais surtout piller, saccager, laisser libre cours à la violence la plus abjecte, sans contrainte. Des êtres frustes, sans éducation, qui sont de véritables bêtes sauvages.
La vision qu’a véhiculé Kirk Douglas dans le film de Kubrick s’en trouve sévèrement écorné.

Si le style, comme je l’ai dit, ne nous transporte pas, il n’en reste pas moins que c’est très facile à lire et que le sérieux du contenu nous donne bel et bien l’envie de découvrir les autres chapitres de la fresque des Romains.
Un regret : Les batailles, bien que nombreuses, sont décrites assez succinctement. On aurait aimé mieux comprendre comment cette horde a pu défaire les légions de Rome à de si nombreuses reprises.


Dernière édition par R2 le Sam 4 Juil 2009 - 14:49, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Romans historiques   Dim 28 Juin 2009 - 18:22

Une intervention érudite sur le roman historique, c'est pile le sujet, et c'est ici :

http://www.canalacademie.com/Peut-on-ecrire-des-romans.html?var_recherche=bataille

A écouter ou à lire Smile
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MessageSujet: Re: Romans historiques   Sam 4 Juil 2009 - 14:46

« Moi, Hannibal… » Mémoires d'un homme de guerre hors du commun.
Giovanni Brizzi



Ce n’est pas un roman, mais une biographie faite par un spécialiste de l’antiquité et des guerres puniques : G. Brizzi. Ce qui fait que j’en parle ici, c’est le choix d’une narration à la première personne et le fait que l’auteur expose honnêtement qu’il a comblé lui-même les zones d’ombres, qui concernent essentiellement l’aspect intime du personnage. Il ne s’agit donc pas un ouvrage historique au sens strict.
Nous pénétrons parfaitement la mentalité d’Hannibal, de ses choix, le déroulement de toute la guerre qu’il a menée et de ses enjeux. Et si la description des batailles, des armes, des combattants n’est aucunement mise de côté, on appréciera particulièrement l’étude des mentalités qui éclairent si bien la nature et la raison de la deuxième guerre punique.
Carthaginois et Romains sont parfaitement disséqués par G. Brizzi et aucun des deux protagonistes n’est laissé de côté par cette étude pleine d’acuité.
J’ai trouvé cette lecture très revigorante et ne peux que la conseiller à qui s’intéresse à la période.
On appréciera tout particulièrement une bibliographie essentiellement en langue française en fin d’ouvrage, mais on regrettera l’absence de cartes, qui auraient été des plus utiles pour suivre les opérations ou les batailles.
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MessageSujet: Re: Romans historiques   Ven 17 Juil 2009 - 7:45

L’aigle de Sharpe
Bernard Cornwell



Changement d’époque avec une plongée dans la guerre de la péninsule en 1809. L’aigle de Sharpe est le premier roman d’une série consacré à un officier subalterne de l’armée anglaise de Wellington.
Un poil chauvin, je craignais d’être irrité par un parti-pris anti-français. Mais non. Cornwell nous évite toute caricature et si, bien sûr, le héros est anglais, le sort des armes françaises ne peut être toujours favorable. Mais Sharpe à bien assez à faire avec la bêtise de certains officiers dont le rang s’obtient par achat de la charge et non pas au mérite…
La vie du troupier est bien décrite et la bataille de Talavera qui conclu l’ouvrage ne l’est pas moins.
J’ai passé un bon moment en compagnie de ce héros anglais.
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Chewbacca
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MessageSujet: Re: Romans historiques   Ven 17 Juil 2009 - 8:42

C'est en quel format ce livre ?
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MessageSujet: Re: Romans historiques   Ven 17 Juil 2009 - 13:07

15 x 23 cm. Editions Movie Planet. ISBN 978 2 915243 06 2. 19,50 €
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MessageSujet: Re: Romans historiques   Jeu 22 Avr 2010 - 7:51

Bernard Cornwell : Le dernier royaume



L’auteur de la série Sharpe nous emmène cette fois-ci dans l’Angleterre de la fin du IXe siècle. Les Danes (vikings du Danemark) envahissent le territoire dans le but de s’y installer. En toile de fond, l’émergence d’Alfred le Grand, roi de Wessex, qui permettra à ce qui sera le royaume d’Angleterre de survivre.
Nous vivons ces événement, la grande et la petite histoire, à travers les aventures d’Uthred, un jeune noble anglais enlevé par les Danes et élevé par eux. Au gré des circonstances, et grâce à ses origines, il reviendra dans son camp d’appartenance. Cela permet de voir de prêt deux civilisations antagonistes que la foi chrétienne sépare.
Le personnage d’Uthred est singulier en ce sens qu’il n’est pas déchiré par sa double appartenance culturelle. Il a plutôt un esprit mercenaire qui fait qu’il n’a aucun problème à combattre pour un camp ou l’autre.
Ce roman vaut pour son évocation de l’époque, où les mœurs restent brutales et où l’on sens que les gens sont habitués à cette dureté car il font montre d’insensibilité devant la cruauté, d’indifférence au malheur, surtout celui des autres.
Les descriptions des combats, forts nombreux, sont très prenants, et on passe plaisamment des considérations stratégiques, tactiques, à des détails tels que la meilleure méthode pour occire un homme dans un mur de bouclier, la rareté des côtes de mailles, réservées aux plus riches etc.
Bref, un roman bien documenté et toujours captivant qui nous en apprend beaucoup sur la période précédent immédiatement l’arrivée de Guillaume le Conquérant (notre histoire commence en 866).

Seule source de frustration dont l’auteur n’est pas responsable : il y a trois tomes, et le second est épuisé… !
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MessageSujet: Re: Romans historiques   Dim 25 Avr 2010 - 10:00

Pierre Naudin : Cycle d’Ogier d’Argouges



Un cycle de sept volumes pour vivre les aventures d’un chevalier au début de la guerre de Cent Ans.
Cela commence en 1340 avec la défaite navale française de la bataille de l’Ecluse (narrée de façon saisissante).
La défaite est injustement imputée à Godefroy d’Argouges, chevalier normand, père d’Ogier. Le véritable auteur de ce désastre est Richard de Blainville, un personnage d’importance, mais surtout, un traitre à la solde d’Edouard III
Le jeune Ogier d’Argouges, qui a vu sa famille déshonorée, et afin de ne pas partager cette infamie, est confié à son oncle.
La suite est donc la lutte d’Ogier, qui deviendra chevalier, et n’aura de cesse de restaurer l’honneur de son blason et de démasquer celui à qui il doit son infortune.
Amours, trahisons, batailles, les ingrédients classiques des fresques romanesques sont là. Le contexte historique est travaillé jusque dans le détail avec un sérieux qui fait honneur à l’auteur. La plongée dans la période est un plaisir. On est vraiment avec le personnage. Les dialogues, bien que tout à fait compréhensibles, prolongent l’immersion avec ses tournures en vieux françois.
On vivra donc le siège d’un château, des joutes, la captivité d’un otage en Angleterre, la bataille de Calais… Toujours avec ce mélange de légèreté romanesque et d’érudition historique.

Toutefois, et bien que cela soit très annexe dans cette saga, je m’étonne de la haine de Naudin vis à vis de Bertrand du Guesclin, notes historiques à l’appui. Cela m’a paru déplacé que l’auteur, romancier avant tout, tente de se substituer aux historiens pour nous asséner sa vision du personnage avec autant d’ardeur.
Cette réserve mise à part, ce fût un très bon moment de lecture. Mais il faut du souffle, car les sept tomes sont denses.

J’avais lu cela en grand format aux éditions Aubéron, mais la série est désormais disponible au format poche.

Trois autres cycles, avec d’autres personnages, permettent de suivre chronologiquement la guerre de Cent ans jusqu’à son terme.
Cycle de Tristan de Castelreng
Cycle de Gui de Clairbois
Cycle de Richard de Clairbois
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Chewbacca
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MessageSujet: Re: Romans historiques   Dim 25 Avr 2010 - 10:42

Merci pour ton avis sur ces livres R2 Wink
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MessageSujet: Re: Romans historiques   Dim 25 Avr 2010 - 13:35

Je t'en prie chewie. Very Happy
Parfois, c'est sympa d'avoir une idée de lecture pour accompagner son armée DBA par exemple.
Là j'attaque "Le sabre des Takeda". Et j'ai pas mal d'autres projets, que je partagerai ici avec vous quand je les aurais lu Cool
Comme je ne lis pas que ça, forcément, les fiches de lectures ne s'accumulent pas aussi vite que je le souhaiterais Suspect
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MessageSujet: Re: Romans historiques   Dim 25 Avr 2010 - 22:18

On ne peut pas lire, peindre et s'occuper d'une maison ou d'un appart Wink
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MessageSujet: Re: Romans historiques   Mer 28 Avr 2010 - 18:58

Inoue Yasushi : Le sabre des Takeda



Yamamoto Kansuke (personnage au rôle et à l’existence controversé), narre sa vie au-delà de cinquante ans, alors qu’il fût le stratège de Takeda Shingen.
De façon claire, nous revivons l’épopée de Shingen depuis l’extension de son domaine contre les autres seigneurs féodaux, jusqu’à la bataille décisive de Kawanakajima contre son adversaire le plus redoutable, Uesugi Kenshin.
L’ouvrage est d’une grande limpidité quant à la stratégie militaire et politique, cette dernière incluant mariages et otages. L’enjeu des batailles, est bien mis en avant, et finalement tout converge vers l’affrontement final de Kawanakajima.
En revanche, on reste sur sa faim lorsqu’on veut aller dans le détail. Les batailles ne sont jamais racontée au niveau du soldat, Juste de grands mouvement de troupes, des ailes qui reculent, des divisions de cavalerie placées ici ou là…
Les châteaux tombent les uns après les autres sans qu’on ait la moindre idée de la façon dont cela se passe…
Cela n’enlève rien à la force de ce roman dont le rêve de Kansuke, l’unification du Honshu par le clan Takeda, ne se fera pas de son vivant. Son regard plein de bienveillance envers Dame Yubu, concubine de son maître, et son admiration empreinte d’affection pour Takeda donne chair à ces pages où l’Histoire s’écrit.
La fin est brusque, tout s’arrête avec la mort de Kansuke, en pleine bataille. Un épilogue aurait été bienvenu car je me suis senti frustré. Mais quel meilleur moyen de faire comprendre qu’une vie entière tournée vers un unique dessein s’éteint à un moment si crucial (Les forces de Kosaka Masanobu redescendent enfin du mont Saijo) est l’ultime déchirement ?
Une carte en début d’ouvrage est une excellente idée. Dommage que les noms des différents protagonistes et leur rôle/grade, n’ait pas été repris. Cela aurait dissipé la difficulté qu’occasionne noms de lieux et de personnages, car peu coutumier de l’onomastique japonaise, ont s’y perd un peu quelquefois.
Les passionnés de la période liront se roman avec plaisir, car il est d’une historicité irréprochable. Les autres en revanche risquent d’avoir un peu de mal à digérer ces constantes batailles qui émaillent l’ouvrage.

Je mentionne tout de même l’existence d’un wargame français traitant de cette bataille finale. Il s’agit de Kawanakajima 1561, aux éditons Hexasim.
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Takeda Shingen

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MessageSujet: Re: Romans historiques   Mer 28 Avr 2010 - 19:21

Je le possède, il est splendide ! ! !
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MessageSujet: Re: Romans historiques   Jeu 29 Avr 2010 - 8:36

Oui, splendide, c'est le mot. Et puis les spécificités des formations tactiques propres aux armées japonaises donnent un cachet incomparable.

J'ai la chance de le posséder, moi aussi. Mais je n'ai pas dépassé le stade de la lecture des règles... Embarassed

Si un de ces quatre tu veux l'étrenner en ma compagnie... What a Face


Dernière édition par R2 le Ven 30 Avr 2010 - 8:33, édité 1 fois
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Takeda Shingen

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MessageSujet: Re: Romans historiques   Jeu 29 Avr 2010 - 21:14

Pourquoi pas ! ! !
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MessageSujet: Re: Romans historiques   Dim 26 Sep 2010 - 18:56

Valerio Manfredi : L’armée perdue




Ce roman suit exactement le récit de l’historien grec Xénophon : l’Anabase.
Au Ve siècle avant JC, Cyrus le Jeune tente de s’emparer du trône de son frère aîné Artaxerxès, le grand roi de l’immense empire perse. En plus de ses 100000 soldats, 10000 mercenaires grecs sont recrutés (13000 exactement), menés par Cléarque un général spartiate.
Il s’enfonce profondément dans l’empire et à 70 km de Babylone affronte l’armée d’Artaxerxès, bien plus imposante encore.
Les grecs, qui sont sur l’aile gauche, écrasent leur opposant, et les anéantissent lors de la poursuite qui dure le reste du jour. Ils reviennent triomphant sur le champ de bataille, mais Cyrus à été tué, et son corps d’armée défait.
Dès lors, leur victoire se transforme en défaite. Plus personne pour payer l’armée, au cœur d’un pays hostile, face à une armée infiniment supérieure en nombre. Toutefois, les grecs sont bien trop redoutables, et arrivent à négocier leur retraite sans dommage. Mais le Roi des Rois craint que si les grecs reviennent sans dommage, tous sauront qu’il est possible de pénétrer son empire sans grand risque. Aussi faut-il que cette armée disparaisse.
Commence alors un cauchemardesque voyage de retour pour ces mercenaires…

L’histoire nous est contée par les yeux d’Abira, une villageoise dont Xénophon est tombé amoureux lors de la traversée d’un village. Maitresse de ce dernier, elle est une spectatrice privilégiée de cette épopée.
La forme romanesque permet d’aller au plus près du quotidien de ces redoutables mercenaires. Nous suivons leur longue marche, la bataille de Cunaxa entre Cyrus et son Frère, puis leur longue retraite dans un pays hostile où ils devront se frayer un chemin vers la mer à force d’incessantes batailles, contre les Perses, les Cardouques, les Arméniens... Mais ce sont bien évidemment la faim et le climat qui feront le plus de victimes dans leurs rangs.

Et surtout, cela permet à Manfredi, professeur d’archéologie classique, qui a suivit sur le terrain le chemin suivit par cette armée, d’intégrer des considérations pertinentes sur certaines raisons qui ont dicté les décisions de l’expédition, à l’aller, comme au retour. Sa thèse sur l’implication de Sparte au côté de Cyrus et sa volonté de ne pas s’aliéner Artaxerxès (Sparte a reçu l’aide de la Perse pour vaincre Athènes lors de la guerre du Péloponnèse) en cas où Cyrus échouerait se tient tout à fait.

La part belle est faite aux spartiates, qui à l’époque encore, étaient encore sans égaux, même parmi les grecs.

J’ai profité de l’occasion pour enfin lire l’œuvre originale, c'est-à-dire l’Anabase, de Xénophon. Depuis le temps que je m’étais promis de le faire !


Le roman est fidèle au récit de l’historien, ce qui étonne quand même, tant l’aventure de ces mercenaires est épique. Cependant, le roman commence « plus tard », alors que le voyage aller est déjà bien avancé.
J’ai été saisi par la force logique des discours prononcés. On retrouve bien là la sagesse grecque, mêlée d’éléments de rhétoriques.
C’est un plaisir à lire, à condition d’être vraiment intéressé par le sujet. Sans quoi, ça peut lasser par la sécheresse du ton (hormis les discours sus-cités) et l’apparente monotonie de cette marche sans fin ponctuée d’escarmouches.


Dernière édition par R2 le Sam 30 Oct 2010 - 18:48, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Romans historiques   Sam 30 Oct 2010 - 18:47

Yannick Chauvin : Le roman de la Guerre des Gaules

Tome 1. La furie helvète.



Le titre parle de lui-même. Nous voici projeté en 58 avant Jésus Christ. Le peuple Helvète décide de quitter ses terres trop peu fertiles pour s’installer bien plus à l’Ouest, près du grand océan. Mais cette migration majeure, qui doit passer par les territoires de tribus gauloises alliées de Rome sera l’amorce qui fera de César le conquérant de la Gaule.
Ce sont donc les premiers temps de ce conflit qui nous sont contés : la première intervention militaire de César en Gaule.

Le style est clair, rendant la lecture facile et rapide. On apprend de façon presque didactique le nom des tribus gauloises, de leurs chefs, et de même pour les Romains. L’auteur se partage autant dans l’un et l’autre camp, permettant une vision claire d’une situation pourtant non dépourvu de complexité. Tractations, réunions d’état-major, batailles… on a l’impression d’y être ! Par la voix de ses personnages, toujours bien campés au demeurant, l’auteur passe de la stratégie à la tactique, et inversement, ce qui rend la compréhension du conflit si aisé.

Une carte utile avec les tribus gauloises, un appendice donnant quelques renseignements sur les tribus apparaissant dans le roman, quelques notes de chapitre historiques toujours utiles complètes fort bien cet ouvrage que j’ai particulièrement apprécié.
J’ai croisé cela avec la relecture de "César chef de guerre", de Y. Le Bohec. Yannick Chauvin s’en est visiblement tenu à un socle à l’historicité solide. On appréciera d’ailleurs sa bibliographie (en langue française !) en fin d’ouvrage.
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MessageSujet: Re: Romans historiques   Mer 17 Nov 2010 - 7:45

Yannick Chauvin : Le roman de la Guerre des Gaules

Tome 2 : Les mâchoires de l’ours



Tout ce que j’ai dit sur le premier tome s’applique ici aussi.

Ce second tome s’intéresse cette fois-ci à l’invasion de la Gaule par les Germains menés par Arioviste (dont le portrait vaut le détour !). César manœuvre toujours pour être appelé à la rescousse par les Gaulois, poussant ses pions en Gaule sans apparaître lui-même comme un conquérant.

Tout l’ouvrage se construit autour de la préparation de la confrontation entre les Germains à la féroce réputation, et l’armée disciplinée de Rome. Et c’est donc avec ce qu’on appelle la Bataille d’Alsace que ce conclu ce livre. Confrontation terrible aux conséquences au long terme, puisque les germains ne franchiront plus en masse le Rhin avant 500 ans !

Amateurs de grosses brutes barbues, ne passez pas votre chemin !

Moins riche de batailles et d’escarmouches que le premier tome, les mâchoires de l’ours prolonge vraiment le plaisir de lecture et de découverte de notre histoire. On notera au passage l’apparition d’un certain Celtillicnos, Gaulois amis des Romains qui est dans leur armée en tant qu’observateur. Ces enseignements lui seront précieux dans le futur, lorsqu’il sera plus connu sous le nom de… Vercingétorix…
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MessageSujet: Re: Romans historiques   Dim 28 Nov 2010 - 8:39

Yannik Chauvin. Le roman de la Guerre des Gaules
Tome : La rébellion belge.




Encore et toujours se mêle la rigueur historique des évènements contés, et le plaisir de lecture.

Après la défaite des Germains, César continue son projet de conquête des Gaules et fait en sorte d’avoir besoin d’intervenir contre les peuples du nord, les Belges.
Ce roman est le plus rythmé des trois, car ponctué de plus d’affrontements (Batailles de l’Aisne, bataille de la Sabis) et de sièges (Bibrax par les Belges, Noviodunum et Namur par les Romains), même si ces derniers ne sont pas menés à leur terme suite à des assauts en règle.

On se familiarise une fois encore avec les noms de tribus gauloises, Bellovaques, Suessions, Nerviens, Atuatuques, Ménapes… les tactiques et les stratégies de celles-ci et de l’armée romaine (légions, auxiliaires, alliés, espions…) et de leurs chefs.
Au final, un tableau clair de cette campagne, avec à la clef pour César, un large butin qui lui permet d’asseoir sa fortune, donc son pouvoir.

Pour le moment, le quatrième tome n’est pas encore paru, et c’est une grande frustration que de devoir ainsi attendre la suite de cette épopée césarienne.
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MessageSujet: Re: Romans historiques   Sam 23 Avr 2011 - 9:25

Cela faisait un moment que ne n'avais pas alimenté cette rubrique. Normal, cela faisait longtemps que je n'avais pas lu un roman historique avec une bataille pour toile de fond.
C'est chose faite à présent avec

J'étais à Bouvines, d'Alain Streck.



En juillet 1214, Philippe Auguste défait une coalition trois fois supérieure en nombre, menée par l’Empereur Otton IV de Brunswick.

Ce dernier emmène les chevaliers impériaux originaires de Saxe, Basse-Lorraine, Brabant, Hollande.
A ses côtés se tiennent Ferrand de Portugal et ses Flamands, dont les gens de pied des communes forment une infanterie redoutable.
Renaud, comte de Boulogne quant à lui, en plus de ses chevaliers, commande les mercenaires brabançons
Enfin, représentant Jean-sans-Terre, le roi Anglais à l’origine de cette menace sur la France, son demi-frère Guillaume « Longue épée », comte de Sallisbury, est venu à la tête d’un contingent d’hommes d’armes de son pays.

L’ost du Roi de France est constitué pour l’essentiel des forces de l’Ile de France, du Vermandois et de la Picardie. Il a l’aide du Comte de Champagne et du duc Eudes de Bourgogne ainsi que de nombreux autres grands vassaux. En plus des contingents montés, l’armée dispose de l’infanterie des « gens de communes » qui en augmente considérablement les effectifs.

Le début de ce court roman place le contexte historique, donc les raisons de la bataille ainsi que de celle des protagonistes dans tel ou tel camp. Mieux vaut avoir l’esprit en éveil pour suivre les mariages, alliances, trahisons, intérêts divergents qui font la politique de l’époque. On s’y perdrait comme un rien !
Enfin la forme narrative prend place, et nous sommes à la veille de la bataille. Tout commence avec la présentation des grands barons de l’ost de Philippe Auguste, et du roi lui-même, le tout servi par un vocabulaire historique qui multiplie les courtes notes explicatives de bas de page.

La bataille, est transcrite de manière extrêmement vivante, d’où l’appellation « roman », mais il n’en reste pas moins que c’est une étude détaillée et sérieuse de l’événement. Mais on est à chaque instant au cœur de l’action, loin dans le détail quelquefois, pour notre grand plaisir.

L’auteur avance la thèse que la bataille de Bouvines est un piège tendu par le roi de France qui fait semblant de battre en retraite pour se retourner à son avantage dans un lieu choisi par lui contre ses adversaire. Il s’en explique et avance des arguments convaincants. L’historiographie nous montre en général une retraite voulue, mais bien ordonnée qui, tout de même rattrapée par Otton IV, dû faire face contre son gré, mais su tirer avantage de sa discipline et du terrain.

Le roman se termine sur ce qu’il advint des différents protagonistes après la bataille, s’ils n’y sont pas morts !

Deux cartes sommaires permettent de se repérer, quelques illustrations faites d’après les vitraux de l’église de Bouvines permettent de visualiser les moments forts de l’engagement et de visualiser l’équipement guerrier des combattants (bien que largement décrit dans le livre). Enfin, une solide bibliographie en français augmente l’intérêt de notre lecture.

Un roman très court, très prenant, qui met en lumière une victoire française lourde de conséquences pour les princes vaincus.


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